Calcul augmentation loyer : la méthode du TAL expliquée pour un parc immobilier
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Le calcul augmentation loyer selon le Tribunal administratif du logement repose sur des critères précis : pourcentage de base pour le loyer, traitement distinct des services rattachés au locataire et des dépenses…
Le calcul augmentation loyer selon le Tribunal administratif du logement repose sur des critères précis : pourcentage de base pour le loyer, traitement distinct des services rattachés au locataire et des dépenses d'immobilisation. Pour un parc de plusieurs immeubles, appliquer ces règles logement par logement, sans erreur ni retard d'avis, devient vite un travail administratif à part entière.
Comment le TAL encadre le calcul d'une augmentation de loyer
Le Tribunal administratif du logement publie chaque année un outil de calcul fondé sur le Règlement sur les critères de fixation de loyer. Cet outil ne fixe pas un chiffre unique imposé : il sert de référence pour évaluer ce qui serait considéré juste et raisonnable si un locataire contestait l'avis de modification de bail.
Pour les avis donnés à compter du 1er janvier 2026, le TAL annonce un pourcentage de base distinct pour la portion loyer, un autre pour la portion liée aux services rattachés à la personne du locataire, et un traitement séparé pour les dépenses d'immobilisation. Ces taux changent d'une année à l'autre. Avant d'appliquer un pourcentage à votre portefeuille, la version en vigueur doit toujours être confirmée directement sur l'outil officiel du TAL, puisque ce sont des données qui évoluent annuellement.
Les composantes prises en compte dans le calcul
Le calcul ne se limite pas à un pourcentage appliqué au loyer actuel. Le TAL distingue plusieurs postes :
- Le pourcentage de base applicable à la portion loyer
- La portion liée aux services rattachés à la personne du locataire, traitée séparément
- Les dépenses d'immobilisation, soit les travaux majeurs réalisés sur l'immeuble
- Les frais courants comme l'entretien, l'énergie ou les frais de gestion, selon la date de l'avis
Cette ventilation exige des documents à l'appui : factures de travaux, preuves de dépenses, justification par immeuble. Un exemple hypothétique permet d'illustrer la logique : pour un logement dont le loyer mensuel est fixé à un certain montant, une hausse standard basée sur le pourcentage de base 2026 représenterait une fraction de ce montant, avant l'ajout distinct d'une portion pour des travaux majeurs admissibles réalisés durant l'année précédente. Le calcul final dépend donc autant de la situation de l'immeuble que du taux publié.
Ce que cela signifie pour un parc de plusieurs immeubles
Un propriétaire qui gère un seul duplex peut refaire ce calcul une fois par année sans grande difficulté. Pour un parc de plusieurs immeubles multi-logements, la réalité change : chaque bâtiment a son propre historique de travaux, ses propres dépenses d'immobilisation à répartir, et parfois des dates d'avis différentes selon les baux en cours.
Le TAL distingue d'ailleurs les règles selon que l'avis de modification a été donné avant ou après le 1er janvier 2026. Un parc géré sans dossier centralisé risque d'appliquer le mauvais taux à un logement, ou d'envoyer un avis hors délai, ce qui peut invalider la hausse pour l'année en cours.
Les erreurs fréquentes qui exposent un propriétaire de parc
Certaines erreurs reviennent régulièrement chez les propriétaires qui gèrent encore eux-mêmes leur parc :
- Appliquer le même pourcentage à tous les logements sans distinguer les dépenses d'immobilisation propres à chaque immeuble
- Envoyer l'avis de modification de bail hors du délai prévu, ce qui peut faire perdre le droit d'augmenter pour l'année
- Ne pas conserver les factures liées aux travaux majeurs, rendant la portion immobilisation impossible à justifier devant le TAL
- Confondre la portion loyer et la portion liée aux services rattachés à la personne, notamment dans les immeubles avec services inclus
Ces erreurs ne mènent pas nécessairement à une contestation, mais elles fragilisent le dossier si un locataire décide de la porter devant le Tribunal.
Pourquoi confier ce calcul et son suivi légal à une équipe dédiée
Chez Gestion Morin, la maîtrise des règles du TAL fait partie du travail quotidien : calcul des avis de modification, respect des délais, préparation des dossiers en cas de fixation de loyer ou d'éviction devant le Tribunal. Comme les rénovations majeures restent à l'interne grâce à la licence RBQ 5825-5258-01, les dépenses d'immobilisation qui entrent dans le calcul d'une hausse sont documentées directement, sans dépendre d'un sous-traitant externe pour obtenir les preuves nécessaires.
Cette approche s'applique aux propriétaires de parcs multi-logements du Centre-du-Québec, notamment à Victoriaville, Drummondville et Trois-Rivières, qui souhaitent que la location, la sélection des locataires, la perception des loyers, l'entretien et les urgences soient pris en charge sans qu'ils aient à intervenir eux-mêmes. Pour évaluer ce que cela représente pour votre parc, demandez une soumission pour la gestion de vos immeubles.
FAQ
Questions fréquentes
Comment calculer une augmentation de loyer, exemple ?
Le calcul part du pourcentage de base publié par le TAL pour l'année de l'avis, appliqué à la portion loyer du bail. À cela peut s'ajouter une portion distincte pour les dépenses d'immobilisation si des travaux majeurs admissibles ont été réalisés, chaque poste étant traité séparément selon les critères officiels.
Comment calculer l'augmentation de mon loyer ?
Utilisez l'outil officiel du Tribunal administratif du logement, qui applique les critères du Règlement sur les critères de fixation de loyer selon la date de votre avis de modification de bail. Pour un immeuble avec des travaux majeurs récents ou des services inclus, une ventilation par poste est nécessaire avant d'obtenir un pourcentage final fiable.
Comment calculer l'augmentation de loyer pour 2026 au Québec ?
Pour les avis donnés à compter du 1er janvier 2026, le TAL applique un pourcentage de base distinct pour la portion loyer, un taux différent pour la portion liée aux services rattachés à la personne du locataire, et un traitement séparé pour les dépenses d'immobilisation. Ces taux sont mis à jour annuellement et doivent être vérifiés directement sur l'outil officiel avant l'envoi de l'avis.
Quelle est la formule de révision du loyer ?
Il n'existe pas une formule unique mais une méthode par composantes : pourcentage de base pour le loyer, ajustement distinct pour les services rattachés à la personne, et calcul séparé des dépenses d'immobilisation admissibles. Le TAL combine ces éléments selon la situation de chaque logement et la date de l'avis de modification.
Un propriétaire de parc doit-il faire ce calcul immeuble par immeuble ?
Oui, chaque immeuble a son propre historique de travaux, ses propres dépenses admissibles et parfois des dates d'avis différentes selon les baux en cours. Appliquer un taux uniforme à tout le parc sans cette ventilation expose le propriétaire à des avis contestables devant le Tribunal.

