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Calcul augmentation de loyer 2026 : la méthode à suivre pour un parc immobilier

· 4 min de lecture

Le calcul augmentation de loyer 2026 repose sur la méthode du Tribunal administratif du logement, avec un pourcentage de base annoncé à 3,1 % pour les avis donnés à compter du 1er janvier 2026. Pour un parc de plusieurs…

Immeuble résidentiel avec balcons et terrain gazonné
Un immeuble se gère dans la durée : entretien, location et suivi administratif doivent rester coordonnés.

Le calcul augmentation de loyer 2026 repose sur la méthode du Tribunal administratif du logement, avec un pourcentage de base annoncé à 3,1 % pour les avis donnés à compter du 1er janvier 2026. Pour un parc de plusieurs immeubles, ce taux n'est qu'un point de départ : le calcul complet exige aussi de traiter séparément les dépenses d'immobilisation, les services et les frais d'exploitation.

Le taux de référence 2026 et ce qu'il couvre réellement

Pour les avis de modification de bail donnés à compter du 1er janvier 2026, le TAL indique un pourcentage de base de 3,1 % applicable au loyer. Ce taux ne s'applique toutefois pas de façon uniforme à toutes les composantes du bail. Le TAL publie des pourcentages distincts selon la nature de la dépense (services rattachés au locataire, dépenses d'immobilisation, entretien, énergie) et selon la date de l'avis transmis.

Pour un propriétaire qui détient un seul duplex, cette distinction reste gérable manuellement. Pour un portefeuille de plusieurs immeubles avec des dates de renouvellement échelonnées sur l'année, le risque d'erreur augmente rapidement : un mauvais taux appliqué à une composante précise peut suffire à faire invalider un avis devant le Tribunal.

Ces taux évoluent d'une année à l'autre et selon la date de l'avis. Avant d'envoyer un avis, il est essentiel de vérifier le taux applicable sur l'outil officiel du TAL plutôt que de se fier à un chiffre retenu d'une année précédente.

Structurer le calcul pour un parc de plusieurs immeubles

Pour un propriétaire en société qui gère plusieurs adresses, la méthode suivante limite les erreurs :

  • Regrouper les baux par date d'échéance et non par immeuble, pour traiter les avis par lot.
  • Identifier, pour chaque immeuble, les postes de dépenses réels de l'année (taxes, assurances, entretien, énergie, gestion).
  • Appliquer le pourcentage correspondant à chaque poste selon la date de l'avis, plutôt qu'un taux unique appliqué à l'ensemble du loyer.
  • Documenter le calcul pour chaque logement, en cas de contestation devant le Tribunal.

Cette rigueur documentaire est précisément ce qui distingue un dossier solide d'un dossier vulnérable en cas de recours d'un locataire.

Le formulaire et les délais à respecter

L'avis de modification de bail doit être transmis individuellement à chacun des locataires concernés, dans le délai prévu par la loi. Le formulaire officiel du TAL permet d'indiquer soit le nouveau loyer, soit le montant de l'augmentation, soit le pourcentage appliqué. Le locataire dispose ensuite d'un délai d'un mois à compter de la réception de l'avis pour répondre.

Pour un parc de plusieurs unités, ce calendrier devient un enjeu de gestion à part entière : un avis envoyé en retard, ou mal libellé, retarde la révision du loyer pour l'ensemble de l'immeuble concerné. C'est un des points où la maîtrise du cadre légal fait une différence concrète sur le rendement annuel d'un portefeuille.

Ce que ce calcul révèle sur la gestion d'un portefeuille

Un propriétaire qui gère encore lui-même ses immeubles se retrouve souvent à faire ce calcul en parallèle des appels de locataires, des retards de loyer et des urgences d'entretien. Le résultat est prévisible : le calcul se fait tard, parfois avec le mauvais taux, parfois sans respecter le bon délai d'avis.

Une gestion structurée traite l'augmentation de loyer comme un dossier légal à part entière, avec baux, avis, relevés 31 et suivi devant le Tribunal administratif du logement lorsque nécessaire. C'est cette discipline documentaire, plus que le taux lui-même, qui protège un propriétaire de parc en cas de contestation.

Rénovations, dépenses d'immobilisation et calcul du loyer

Les dépenses d'immobilisation influencent directement le calcul de la hausse de loyer, selon un pourcentage distinct fixé par le TAL. Un propriétaire qui rénove régulièrement ses unités doit donc conserver des dossiers clairs sur la nature et le coût de chaque travaux, pour justifier cette portion de l'augmentation.

C'est ici qu'une licence RBQ d'entrepreneur en construction fait une différence pratique : les rénovations restent à l'interne plutôt que sous-traitées à des tiers, ce qui simplifie le suivi documentaire nécessaire au calcul du loyer. Le dossier de rénovation et le dossier d'avis de hausse se construisent alors ensemble, sans intermédiaire supplémentaire à coordonner.

Confier le calcul plutôt que de le refaire chaque année

Pour un propriétaire de parc au Centre-du-Québec, base à Victoriaville et actif à Drummondville et Trois-Rivières, le calcul de l'augmentation de loyer n'est qu'une étape parmi la location, la sélection des locataires, la perception des loyers, l'entretien et les urgences. Une gestion qui prend en charge l'ensemble de ces opérations libère le propriétaire de ce calendrier légal répétitif.

Pour évaluer votre portefeuille et voir comment ce calcul s'intègre à une gestion complète, faites une demande de soumission.

FAQ

Les réponses ci-dessous couvrent les questions les plus fréquentes sur le calcul de l'augmentation de loyer 2026. Pour toute décision finale, le taux applicable doit être vérifié directement auprès du Tribunal administratif du logement.

Pour un accompagnement complet de votre parc immobilier, demandez une soumission et discutez de votre situation avec Gestion Morin.

Questions fréquentes

Comment calculer l'augmentation de mon loyer pour 2026 ?

Le calcul part du pourcentage de base annoncé par le Tribunal administratif du logement pour les avis donnés à compter du 1er janvier 2026, puis intègre les dépenses spécifiques de l'immeuble (entretien, énergie, immobilisations) selon les taux distincts publiés pour chaque poste. Pour un parc de plusieurs immeubles, ce calcul doit être fait logement par logement et documenté.

Comment calculer la hausse du loyer pour 2026 ?

La hausse se calcule en appliquant le taux de base du TAL au loyer actuel, puis en ajoutant les portions distinctes liées aux dépenses réelles de l'immeuble pour l'année visée. Le résultat varie donc d'un immeuble à l'autre selon les dépenses réelles engagées.

Quel est l'indice de référence des loyers pour 2026 ?

Pour les avis de modification de bail donnés à compter du 1er janvier 2026, le TAL indique un pourcentage de base de 3,1 % pour le loyer, avec des pourcentages distincts pour certaines composantes comme les services ou les dépenses d'immobilisation. Ce taux doit être confirmé sur l'outil officiel du TAL avant l'envoi d'un avis.

Comment puis-je calculer l'augmentation de mon loyer ?

Utilisez l'outil officiel du Tribunal administratif du logement, qui applique la méthode et les pourcentages en vigueur selon la date de l'avis et la période visée par le bail. Pour un portefeuille de plusieurs immeubles, il est préférable de faire valider ce calcul par une gestion qui traite ces dossiers de façon régulière.

Quel délai faut-il respecter pour envoyer l'avis d'augmentation de loyer ?

L'avis de modification de bail doit être transmis individuellement à chaque locataire dans le délai prévu par la loi, et le locataire dispose ensuite d'un délai d'un mois à compter de la réception pour répondre. Un avis envoyé en retard ou mal libellé peut retarder l'application de la hausse pour l'ensemble du logement concerné.